dimanche 24 mai 2009

Après la chaleur moite vietnamienne, petit séjour dans le froid Canadien

Après notre petit séjour dans la chaleur vietnamienne, nous nous sommes posés la question de savoir ce que nous allions faire des vacances qui nous restaient à poser pour la fin de l'année. Et puis au mois de septembre nous nous sommes dit : "pourquoi pas affronter le froid canadien ?".

Céline y était déjà allée mais l'été, ce qui est moins typique de ce pays. Du coup ni une ni deux, après validation des congés par nos chefs : achat des billets d'avion direction Montréal, décollage le 2 décembre !

Bon cela dit après la réservation des billets, Fabien a voulu faire le malin tout seul dans le parc près de chez nous en allant au travail et s'est cassé la cheville fin octobre. Et là catastrophe car le médecin lui annonçait 6 semaines de plâtre ce qui voulait dire que pas de vacances au Québec car un déplâtrage prévu le 8 décembre en plein milieu de notre séjour ... :-( Et puis imaginez une personne avec des béquilles sur les trottoirs verglacés de Montréal, ça s'annonçait mal ! Mais finalement le garçon a mieux guéri que les prévisions du médecin et il a pu être déplâtré le 1er décembre c'est-à-dire la veille de notre départ avec cependant l'obligation de ne pas forcer sur sa cheville.

Bref départ le 2 décembre pour 15 jours de vacances bien méritées. En arrivant, déception totale, pas de neige !!! Mais nous avons été accueillis à bras ouverts par nos deux hôtes : Marion et JP ce qui était l'objectif de notre voyage de les voir tous les deux.

Puisque nos hôtes travaillaient (et oui le Canada c'est seulement 15 jours de congé payés par an pas comme en France !!) nous avions prévus de partir 15 jours avec 2 weekend complets dans notre séjour pour profiter de nos hôtes ! Du coup, Marion nous avait prévu 2 petits weekend forts sympathiques : l'un à Québec et l'autre, la surprise, dans un chalet à la montagne.

Entre deux, nous avions "quartier libre". Nous avons donc commencé en douceur par visiter Montréal pour ne pas trop fatiguer la cheville de Fabien et puis nous sommes aussi allés à la recherche d'un cadeau d'anniversaire pour JP !!
Les vacances devaient être ponctuées de deux anniversaires : celui de JP et celui de Céline ! L'occasion de manger le foie gras que nous avions ramené à nos deux québecois d'adoption !

Le vendredi soir nous avons donc chargé à bloc la petite Yaris orange et pris le départ pour Québec ! Marion avait pris le soin de nous réserver un appart-hôtel pour le weekend en précisant d'avance notre heure d'arrivée "tardive" pour les québecois : 21h. Bon il s'est avéré que nous avons loué un appart' qui appartient à un vietnamien qui serait venu nous donner les clés même s'il avait été minuit ! Et oui même loin du pays, les affaires restent les affaires ! En tout cas nous n'avons pas été déçus par l'appart' qui était super grand et plutôt de bon goût pour un appart' au Québec ! Ben oui faut dire ce qui est, lors de son premier séjour au Canada, Céline avait pu constater le mauvais goût québecois : entre les arbustes taillés en forme d'animaux dans le jardin, les petites fontaines style "renaissance" avec des fausses fleurs en plastique ... le mauvais goût était bien présent...

La première soirée à Québec a été très franco-française avec au menu champagne et foie gras !! Le lendemain nous avons pu commencé notre petite séance de photos avec des petits écureuils qui étaient dans la neige en bas de l'appart' à la recherche de la bouffe donnée par des promeneurs. Après le déneigement de la voiture (et oui c'est là qu'on voit que Québec est plus au nord que Montréal et que c'est le frigo du Québec !!) nous avons pris la direction des chutes de Montmorency ! Le travail manquait tellement à Céline que nous ne pouvions pas passer à côté des chutes de Montmorency ! En tout cas même si ce n'est que le début de l'hiver et que le "pain de sucre" n'est pas encore formé ça change beaucoup de l'été. C'était superbe toute cette vapeur d'eau qui se transforme en glace ! Bon par contre là on commençait à vraiment sentir le froid canadien !

Après cette petite excursion glissante, nous sommes retournés sur Québec pour faire un petit tour de la ville, admirer le château de Frontenac et finalement choisir un petit resto un peu chic pour l'anniversaire de JP. Le repas s'est très bien déroulé jusqu'à ce que le serveur amène l'addition qui incluait le "tips". [au Canada, la note ne comprend pas la TVA et donc notamment le salaire du serveur, ce qui oblige lorsqu'on reçoit la note à effectuer un savant calcul de la TVA pour ne pas léser le service]. Marion a alors tapé un scandale car les resto ne doivent pas inclure le tips sinon il y a un risque de payer 2 fois la TVA !! Du coup l'addition a été renvoyée pour qu'ils nous en fassent une nouvelle !! Ben oui c'est ça d'être français ! Les québecois ont tellement peur qu'on oublie le tips que du coup les restaurateurs l'incluent sur la facture ! mais attention aux arnaques !
Le lendemain après une bonne nuit de sommeil et un bon petit déj' de gaufres, nous sommes retournés faire un peu tour dans Québec, voir la "basse ville" et puis faire un tour sur les plaines d'Abraham lieu de la défaite française ... (pour une peu d'histoire : http://www.ccbn-nbc.gc.ca/_fr/index.php ) Mais très joli sous la neige.Et là finalement on aura beau dire mais les 2 qui sont tombés sur la neige verglacée c'est pas les 2 touristes mais les 2 québecois d'adoption !! Dommage nous n'avons pas dégainé les appareils photos assez vite ... Mais voila toutes les bonnes choses ont une fin et il a fallu retourner sur Montréal !

De retour à Montréal, ce lundi s'annonçait très bien : grand beau temps, ciel tout bleu et soleil présent... Sauf que nous sommes en hiver au Québec et que lorsqu'il y a un très beau temps comme ça, ça veut dire des températures très basses !! Ce jour là s'affichait - 27 °C !! Oui vous avez bien vu le - devant 27 !!! Autant vous dire que les caleçons longs et les chemises de corps que nous avons acheté avant de partir, les gants, les écharpes et les bonnets n'étaient pas de trop. Surtout que nous n'avons rien trouvé de mieux comme idée que de monter à l'oratoire St Joseph qui certes était juste à côté de l'appart' de Marion et JP mais qui est un des points "culminants" de Montréal donc vent assuré ! Sincèrement nous avons bien cru que nous allions perdre nos doigts ou notre nez à chaque petit coup de vent ... Mais nous avons été récompensés en voyant un vol d'oies du Canada passer dans ce beau ciel bleu ! Bizarrement ce jour là nous n'avons vu aucun pèlerin monter à genoux les marches qui vont jusqu'à l'oratoire, peut être parce qu'elles étaient gelées ...

Le 9 décembre, jour de l'anniversaire de Céline (ce soir au menu encore et toujours du foie gras et du champagne !!), nous décidons d'aller faire un tour sur le mont royal histoire d'aller jusqu'au Belvédère et de voir le point de vue sur Montréal. Bon en fait c'était une mauvais idée, à peine arrivés en haut du Mont Royal, après être passés près du cimetière où en cette saison il ne fait pas bon de mourir vu qu'on ne peut enterrer personne, il s'est mis à neiger ! Et pas qu'un peu, une vraie tempête de neige, d'ailleurs, la première de l'hiver à Montréal !! Quelle chance ! Cela dit arrivés au Belvédère, ..., comment dire ... impossible de voir quoique ce soit avec cette neige !!! Même pas les immeubles juste en bas !! Le contraste avec la vue que Céline avait eu en été est saisissant !! Mais nous ne nous sommes pas démontés et avons voulu continuer notre promenade et redescendre dans Montréal. Et là encore pas très bonne idée, nous ne sommes pas tombés mais les écharpes avec la condensation de la respiration ont gelé, nous étions frigorifiés et avons fini par atterrir dans le centre commercial sous terrain pour nous réchauffer un peu et accessoirement manger ! En tout cas, nous aurons pu voir le merdier canadien lors des premières tempêtes de neige, comme dit Marion, à croire que tous les ans ils oublient qu'il neige l'hiver !! Un bordel monstrueux, JP a mis plus de 3 heures pour revenir du travail ! Forcément, il était en voiture ... Il faut quand même savoir qu'au Québec jusqu'à cette année 2008, les pneus neige n'étaient pas obligatoire !!! Et depuis ils le sont à partir du 15 décembre et donc là forcément puisqu'on était le 9 décembre, quelques petits malins n'avaient pas leurs pneus neige !! Finalement tout est bien qui finit bien, soirée foie gras, champagne et cadeaux !!!

Comme nous avions envie d'avoir de très bonnes idées tout le long de ces vacances, nous avions décidé d'aller à Ottawa, la capitale du Canada. Bon, Céline ne se sentant pas de conduire une voiture de location, nous avions décidé d'y aller en bus et grand bien nous en a pris puisqu'avec les 30 cm de neige tombés la veille ça n'aurait pas été de tout repos. Déjà là c'était sport de voir notre chauffeur de bus foncer comme un fou sur la neige en doublant tout le monde !!! Une fois sur place, nous avons visité le Parlement et tenté de faire un tour sur les collines du Parlement. Nous disons "tenté" car avec toute la neige ça n'a pas vraiment été possible. Mais bon nous avons réussi à faire le petit tour de la Ville, même si en une journée, ça n'a pas été possible de visiter le musée de la civilisation.
Lorsque nous étions dans la tour du Parlement, nous avons pu admirer le sport national de l'hiver pour un certain nombre d'employés : le déneigement des toits !! Bien sûr en contre bas un périmètre de sécurité et mis en place pour éviter que les piétons ne soient tués par les chutes de neige et de glaces !

Fabien ayant quand même marché beaucoup plus que de raison, une petite journée tranquille s'imposait à lui. Après avoir passé la matinée à jouer à la Wii, Céline est partie affronter les trottoirs verglacés près de la rue de Saint Denis (ben oui on se croirait en France !). Finalement la balade a été de courte durée mais Céline a trouvé la rue avec les petites maisons "typiques" de Montréal. Retour laborieux jusqu'à la maison mais aucune chute à déplorer. Nous avons passé la soirée, sans Fabien, avec des collègues de Marion dans un bar pour la remise des cadeaux entre collègues. Cette année a été meilleure pour Marion : une bouteille de Porto ! C'est quand même mieux que la figurine du père Noël très kitch de l'année passée !

Vendredi, nous avions décidé avec Fabien de faire une tartiflette à emmener dans le chalet à la montagne. Du coup direction le marché Atwater pour faire les courses du week-end ! Bon nous ne reviendrons pas sur le prix du reblochon qui forcément est importé de France mais quand même c'est bien parce qu'on avait tous envie de se faire plaisir !! L'après midi a été consacré à la confection de la tartiflette qui était plutôt réussie. En fin d'après midi, nous avons chargé avec JP la voiture et direction le taf de Marion puis les Laurentides ! Trouver de nuit, un chalet qui se situe dans une petite voie privée sur une route perdue dans la forêt c'est pas toujours facile surtout quand il y a en plus de la neige partout !! Mais nous avons réussi sans nous tromper. Nous avons eu juste un peu peur de devoir laisser la voiture sur la route pensant que la voie privée ne serait pas déneigée mais finalement la proprio est très correcte et le chemin bien déneigé.

Nous avons découvert un charmant chalet avec un spa en extérieur !! La première chose que nous avons fait est de mettre en route le poêle situé dans la cave pour chauffer toute la maison. Puis ensuite tartiflette !! Une fois bien reposés, nous avons empruntés les raquettes de la famille et direction le circuit pour promenade en raquettes. C'était vraiment agréable de se promener dans la forêt avec un beau soleil, des petites températures et un circuit à dégager soit même. Nous avons pu admirer un petit cours d'eau recouvert quasiment intégralement de neige et de glace, et de la neige dans les arbres avec quasiment aucun bruit à part celui de nos raquettes et de nos pantalons de ski ! Après cette petite promenade et un bon repas, nous nous sommes rendus à LA station de ski du Mont-Tremblant, la station de ski très prisée des Québecois ! Marion nous avait prévenu que ça ressemble à Eurodisney et effectivement arrivés sur place, les immeubles sont en bois colorés qui font très monde de Disney! Notre petite promenade a été de courte durée, la station n'étant pas très grande, mais ponctuée de visites de "confiseries". Les pommes d'amour enrobées de chocolat et de smarties nous ont laissé perplexes tandis que la sucette avec Père Noël et le renne a éveillé notre esprit pervers ...

Pour terminer notre journée en beauté, nous sommes allés faire un tour dans le spa extérieur avec une température d'environ -10 ° C !! Bon le moment le plus difficile est quand il faut se mettre en maillot de bain et "courir" [enfin pas trop pour pas glisser sur la neige et tomber ...] jusqu'au spa pour "plonger" dans l'eau chaude. Mais une fois dedans c'est très appréciable d'avoir la tête avec les cheveux qui gèlent alors que le corps est au chaud dans l'eau.

Bon être dans le spa c'est bien mais il paraît que pour apprécier encore plus cette sensation, rien ne vaut une bonne roulade dans la neige. Cela dit il faut trouver le courage de se sortir de l'eau pour se jeter dans la neige ... Sur les 4 que nous étions, 2 ont réussi ce pari : les deux mecs !! Ils étaient ravis !!

Le lendemain nous avons profité une dernière fois du spa et du chalet et puis repris la route direction Montréal. Sur la route du retour nous avons eu la surprise de voir parmi les voitures qui nous doublaient un pick-up avec dans sa remorque plusieurs caribous morts !! Et oui c'est le retour du chasseur vainqueur à la ville en cette fin de weekend !!

Lundi, notre dernier jour au Québec avant notre retour en France... ;-( Nous avons fait notre dernière promenade dans Montréal à la recherche des derniers souvenirs manquant ! Encore une fois ça a été tout un périple avec les trottoirs givrés.

Nous avons repris l'avion dans la soirée du lundi mais non sans difficultés !! L'aéroport était blindé de monde qui repartait notamment pour la France pour les fêtes de Noël !! Donc pas de duty free vu qu'on a déjà failli louper l'avion ! Faut dire que faire partir tous les avions pour l'Europe notamment d'une seule et même aérogare lorsqu'il y a des centaines de passagers à faire passer par les 4 portiques de sécurité c'est pas gagné ... Y a comme qui dirait un souci dans l'organisation ... mais bon ce qui me rassure c'est que Marion et JP qui ont pris l'avion pour la France 2 jours plus tard ont été tout aussi embêtés ...

dimanche 28 septembre 2008

Vietnam - Episode 3

De retour des montagnes du Nord, nous nous sommes immergés à nouveau dans l'ambiance survoltée des rues de Hanoi. Nous avons magasiné (comme le disent les québecois !) pour profiter de la main d'oeuvre peu chère et douée dans la confection et la copie conforme ; ce n'est pas pour rien que l'une des expressions les plus utilisée est "Same, same, but different". Fabien a maintenant un beau costume sur mesure pour 60 euros...


Entre deux bars/restaurants, nous avons parcouru les rues commerçantes et un peu moins touristiques que le centre historique. Si vous voulez faire jouer la concurrence, vous n'aurez aucun mal : elles sont organisées par corporation et chaque rue est dédiée à un métier. Il y a donc la rue des ferrailleurs, des pharmaciens, des objets de culte... Rien de tel que quelques emplettes pour compléter nos valises et profiter des 20kg autorisés par personnes dans l'avion, le tout grâce à des sacs achetés sur place ;)

En route pour la baie d'Ha Long

Mais le dimanche soir, nous avons de nouveau pris la route pour l'un des plus beaux paysages au monde : la baie d'Ha Long. Mais il faut le mériter et affronter de nouveaux obstacles. Le premier est le trajet de 2 heures en bus jusqu'à Hai Phong, deuxième port du Vietnam après Saigon. Dit comme ça, cela peut paraître ridicule de considérer 2 heures de bus comme une épreuve, mais il faut prendre en considération 3 paramètres :
  1. le klaxon est un élément primordial dans la conduite vietnamienne (cf. épisode 1) et sa sonorité peu mélodique peut rapidement amener une migraine conséquente et une certaine irritation,
  2. le bus n'a pas assez de fauteuils pour tous les passagers et de petits tabourets en plastique permettent d'accueillir les nouveaux arrivants dans l'allée centrale,
  3. les Vietnamien ne sont pas tous habitués aux transports en commun et l'entassement fait que votre voisin de gauche peut vomir 5 fois en 1 heure de route, vous laissant aimablement son petit sac à vomi lorsqu'il arrive à son arrêt.
Mais nous n'en avons été trop été perturbés, absorbés que nous étions par la vue qui se présentait à nous à travers les fenêtres du bus. En effet, nous avons pu à nouveau être témoins des contrastes offerts par ce pays en croissance survitaminée : des petites fermes et des champs de riz côtoient les grandes complexes industriels issus de la délocalisation des pays "riches", des villes champignons comme sortis de nulle part et servant de dortoir aux ouvriers, une procession funéraire sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute...

Pas mécontents de descendre du bus pour retrouver la chaleur moite de la ville, nous nous sommes dirigés vers un hôtel "3 étoiles" (norme locale) qu'Elena et Franck connaissaient déjà. La chambre double coûtait en principe 150 000 dongs (environ 9 euros) la nuit. Après avoir demandé à changer de chambres 3 fois pour nous tenir éloignés du gardien et de sa télévision bruyante, nous sommes allés boire un coup, puis partis à la recherche d'un établissement pour nous restaurer. Nous avons pu assister à une démonstration de ferveur chrétienne en passant devant une cathédrale dont l'intérieur et le parvis étaient bondés et la messe retransmise sur écran géant... et plus loin, le théâtre de la ville dont la façade était surmontée d'un portrait d'Ho Chi Minh.

L'instinct masculin nous amena à un restaurant dont le nom ne pouvait laisser présager qu'une agréable soirée : Big Man Beer ;) Et le choix s'est avéré excellent : la nourriture était délicieuse et abondante, la bière fraiche et savoureuse, et le prix tout à fait modique (10 euros pour 4). Et le spectacle pouvait laisser sans voix : un bel orage de mousson a accompagné notre repas, les rues se sont transformés en cours d'eau et les taxis ont été pris d'assaut. Nous étions satisfaits d'avoir choisi un établissement abrité et pas un petit restaurant de rue... Optimistes, nous avons commandé un dessert pour attendre la fin de l'orage, mais avons dû nous résigner à prendre un taxi pour rejoindre notre hôtel.

Après une nuit confortable, nous avons découvert que nous n'étions pas seuls dans la chambre : un petit rat était perché en haut de la cabine de douche. Mais il était mignon et n'était rien à côté de l'épreuve suivante : l'arnaque à la vietnamienne. Notre petit déjeuner insipide a failli nous coûter le double du prix indiqué sur la carte, si nous n'avions pas été vigilants : le thé été facturé 4 fois son prix. Puis lorsque nous avons rendu les clés, les chambres avaient augmenté de 200 000 dongs : quelle inflation galopante ! Heureusement nous avions nos passeports et Franck a montré toute l'agressivité dont il était capable et claquant les 300 000 dongs sur le comptoir et en partant sans se retourner, nous entraînant à sa suite. Et bizarrement, personne pour nous rattraper ou appeler la police, alors que nous allions comme tous les touristes à l'embarcadère pour Cat Ba.

La baie d'Ha Long

Comme nous étions en avance, nous avons pu assister à l'arrivée du bac qui traversait le fleuve, chargé à ras bord de petits marchands se précipitant au marché avec leurs vélos surchargés. Et à un bel exemple de corruption de fonctionnaire, puisque le militaire responsable du débarquement ne voulait pas laisser passer des pêcheurs : après avoir gueulé pour la forme, il a accepté un billet de 20 000 dongs et les a laissé poursuivre leur chemin. Cela nous a distraits le temps que notre bateau apponte. Et quel bateau !, un vestige des heures de gloire du communisme russe, tout droit issu d'une station balnéaire de la patrie de Lénine. Mais la confiance était de mise puisqu'Elena et Franck avaient survécu lors de leur précédents séjours.

La traversée a pris 1h30 et à part un ou deux vomis, il n'y avait rien à signaler. Nous fûmes bientôt sur l'île de Cat Ba, la plus grande de la baie d'Ha Long. La première étape était de déterminer dans quel hôtel nous allions poser nos affaires avant de profiter de la journée. Nous avons jeté notre dévolu sur un hôtel avec vue sur la mer à 10$ par chambre pour la nuit. Nous avons négocié pour ne pas payer les 2$ de supplément pour la climatisation : nous prenions 2 scooters pour la journée, histoire de faire le tour de l'île. Le temps d'acheter des ban mi pâté (sandwichs au pâté, tout simplement) pour midi, nous avions nos "mopettes" et l'itinéraire pour aller faire le plein...

Nous avons ensuite enfourché nos montures mécaniques et commencé notre ballade sous la bruine rafraîchissante. La route longeait la côte et était déserte, nous permettant ainsi de nous arrêter à notre guise pour immortaliser le paysage. Au cours de notre périple, nous avons fait plusieurs haltes très sympathiques : dans un temple bouddhiste où nous Elena a fait brûler un peu d'encens, dans une paillote au bord d'étangs piscicoles où le propriétaire nous a proposé de pêcher en nous désaltérant, dans une grotte creusée par les soldats vietnamiens lors de la guerre du Vietnam et qui était une véritable ville avec son hôpital, sa salle de cinéma... le tout presque invisible parmi la végétation luxuriante. Et à l'arrivée des petits coups de soleil et les culs en compote à jouer les easy riders (prononcer "zizis ridés").

De retour à la ville, nous avons poussé jusqu'à la plage pour refroidir nos corps surchauffés. Et devant nous se trouvait une éblouissante démonstration d'adaptation qui aurait ravi Darwin : au lieu de faire de la gym dans les parcs comme à Hanoi, les habitants et les touristes se retrouvaient tous dans l'eau pour leur moment sportif de la journée. Heureusement, Elena et Franck connaissaient l'existence d'une seconde plage accessible par un petit chemin accroché aux rochers... remplacé depuis leur dernière visite par une route creusée à coup de dynamite dans la montagne. Après une rapide baignade, nous avons rejoins l'hôtel pour une douche avant d'aller dîner.

Comme nous étions le jour de l'anniversaire d'Elena, nous avons choisi de faire un repas un peu différent et avons atterri au Noble House, établissement créé par un Australien et faisant office de chambre d'hôte, de bar et de restaurant. Installés au deuxième étage avec vue sur le port, nous avons "dégusté" des salades pour les filles et des hamburgers au pain de mie pour les hommes. Et comme si cela avait été prémédité, Elena a eu droit un spectacle communiste sur le port avec au programme des danses et des chants à la gloire du parti et de la valeur essentielle qu'est le travail. Les différents tableaux représentaient les forces de la nation : les écoliers, les paysans, les ouvriers, les cadres et les militaires. Les cadres étaient tellement appréciés qu'ils ont eu droit à un rappel, à la demande de la foule qui avait envahi les trottoirs et la chaussée.

Le lendemain, nous avons tenté d'arnaquer le patron de l'hôtel (chacun son tour) en ne payant pas les mopettes, mais il nous a retrouvés alors que nous prenions notre petit déjeuner : on n'apprend pas à un singe à faire la grimace... Mais nous avons rapidement tourné la page lorsque notre chauffeur est venu nous chercher pour nous emmener à l'embarcadère où la jonque que nous avions louée pour 3 jours et 2 nuits nous attendait pour une petite croisière dans la baie d'Ha Long.

Notre croisière a été un mix de baignades, de pluie (l'un n'empêchant pas l'autre), de pêche, de bouffe et de bière. Au lever et à la tombée du soleil les ambiances étaient mystiques, et l'impression d'être seuls au monde nous gagnait. Les photos parlent d'elles-mêmes. Nous avons pu faire du canoë kayak dans une crique et de passer sous la roche pour rejoindre une autre crique uniquement accessible en passant sous une tribu de chauves-souris.








La baie est parsemée de villages flottants. Ce sont de petites maisonnettes posées sur des bidons et des blocs de polystyrène avec une "terrasse", une cuisine et une pièce unique où toute la famille vit. Les plus grands villages avaient même une école. Nous avons aussi pu visiter une ferme piscicole dont certains poissons coûtaient 1000$ le kilo.



Même si notre équipage était composé exclusivement d'hommes, nous avons pu déguster de très bons plats à base de poisson. Certains de ces poissons avaient été pêchés par Franck et Fabien. En plus du calme de la croisière, cela a été une étape gastronomique...

Nous avons également fait escale de l'autre côté de l'île de Cat Ba, pour un trek dans la réserve naturelle. Après 300 mètres sur une route goudronnée, nous avons pénétré dans la jungle qui recouvre le relief escarpé. Et c'est que les ennuis ont commencé. Le soi-disant chemin (le tracé est assez flou) était très humide suite aux pluies des jours précédents et à la chaleur moite. Au bout de 100 mètres nous dégoulinions d'eau et de sueur, ce qui attirait les moustiques voraces. Nous devions aussi nous frayer un chemin entre les toiles d'araignées habitées par leurs créatrices : de forts beaux spécimens colorés et imposants.

Après trois quarts d'heure de marche, nous avons atteint la maison d'un couple de personnes agées vivant plus ou moins en ermites au milieu du parc. Le monsieur avait prés de 70 ans, et sa femme 60, et à notre arrivée il coupait son bois à la machette. Ils nous ont accueillis avec du thé et des litchis. Puis le monsieur nous a accompagné jusqu'à un lac intérieur où il élève des poissons qu'il vend au marché. Il nous a fallu encore 30 minutes de marche en montée dans les rochers pour rejoindre une crique où nous attendait le bateau et les bières fraiches...

La dernière journée a été la plus ensoleillée de la croisière. Après un dernier repas arrosé de ruou, mais beaucoup plus fort qu'à Sapa (petite odeur d'alcool à brûler) mais néanmoins goûtu, nous avons accosté sur Cat Ba pour reprendre le vieux bateau russe en direction d'Hai Phong. Cette fois-ci la mer était moins calme et le pilote un peu joueur, même Franck qui est breton a craint pour sa vie quand les vagues frappaient le bateau de côté et que nous tanguions très fort. Mais au final, nous avons conservé le contenu de nos estomacs et sommes arrivés à Hai Phong.

Un taxi nous a déposés à la gare routière où nous avons pris des billets pour Hanoi dans un bus trop climatisé et muni d'une télévision dont le volume sonore engendrait assez rapidement une migraine. Le chauffeur était un fan du klaxon qui a passé toute la durée du trajet à utiliser son jouet, y compris dans les embouteillages où aucun véhicule ne pouvait bouger (très utile...). Le trajet a donc semblé plus long et le bruit ambiant d'Hanoi nous a paru presque agréable.

Les deux derniers jours sur Hanoi ont été consacrés à l'achat de souvenirs et à la récupération des différents vêtements dont nous avions commandé la confection. Pour notre dernière soirée, Elena et Franck recevaient des amis et nous avons été initiés par nos hôtes à la confection de succulents nems. La soirée fut très agréable et nous n'avons dormi qu'une heure avant de partir pour l'aéroport. Notre taxi, commandé à l'avance, avait un problème avec la fermeture de son coffre qui s'ouvrait à chaque bosse sur la chaussée. Nous avons cru que nous n'arriverions jamais à l'heure, perspective peu gênante si l'on omet la reprise du travail le lundi matin.

Bilan des vacances : une formidable aventure dans une culture différente et enrichissante que nous ne connaissions que très peu, des superbes photos, le plaisir d'avoir vu Elena et Franck et l'irrésistible envie d'y retourner pour approfondir le nord et découvrir le centre et le sud du pays.

mercredi 10 septembre 2008

Vietnam - Episode 2

Dans l'épisode précédent, nous étions aux prises avec le tumulte et le mouvement incessant de Hanoi. Cette fois-ci, l'aventure est toute autre : nos corps souffre, notre esprit se nourrit des paysages...

Treck dans les montagnes du Nord

Après avoir crapahuter dans Hanoi, nous avons pris le train pour Lao Cai, à la frontière avec la Chine ; vous savez, c'est le train que l'on a pu voir dans "Des trains pas comme les autres" et qui traverse Hanoi au milieu des maisons dont les portes et fenêtres donnent sur la voie. Et finalement, pour les gens qui vivent à côté, il ne s'agit que d'une rue comme les autres dans laquelle on remplace les voitures et autres mopettes par des trains : il suffit de ne pas être entre les rails quand l'un d'eux passe... Quand on pense aux polémiques sur la sécurité des train en France, cela fait relativiser. Notre train roulait de nuit et nous pouvions jouer les voyeurs et entrapercevoir l'intimité de dizaines de familles depuis nos couchettes 1ère classe (on s'la pète).

Après une nuit dont le sommeil était moins réparateur que prévu (ça tangue et c'est bruyant), nous avons découvert notre guide qui nous a emmené petit déjeuner en attendant notre chauffeur de 4x4 (on ne se refuse rien). Heureusement pour nous, l'anglais ne nous était pas trop incompréhensible car notre guide francophone ne parlait pas français ("Bonjour", "Comment allez-vous ?" et "Je vous aime" ne comptent pas). Une fois les petits déjeuner engloutis (ou gardés pour plus tard) nous avons posé nos postérieurs sur le (simili) cuir de notre véhicule. Mais le confort n'allait pas durer.

Après quelques kilomètres de route goudronnée, nous nous sommes engagés sur ce que nous appelerions chez nous un chemin de terre, mais qui est une route relativement fréquentée. Jusqu'à ce que nous soyons bloqués par un "torrent" (40cm de profondeur) créé par les récentes pluies de mousson et que notre "4x4" ne pouvait pas franchir. Naïvement, nous avons donc retiré nos baskets toutes neuves pour traverser. 20 mètres et quelques splotches plus tard, nous traversions un autre torrent avec les baskets pour les nettoyer : au Vietnam la couleur maîtresse est le rouge, la terre n'y dérogeait pas.

Une heure de marche en mode "up and down" sous le soleil au zénith et avec les gens des ethnies locales nous a amené au marché de Coc Ly. En arrivant, nous étions sur les rotules après une montée vertigineuse, point d'orgue de notre journée. Mais nous avons vite su passer outre le désagrément physique pour découvrir un petit marché où nous étions les seuls touristes. Nous avons mangé du riz coloré à l'indigo, bu du thé et une boisson sucrée à base de haricots noirs. Une fois de plus, nous étions au centre de l'attention, mais nous ne nous sentions pas les attractions de foire comme à Hanoi. Et l'artisanat local a déclenché notre première crise de shopping aigu.

Notre guide nous a ensuite dit que nous devions repartir pour rejoindre le bateau qui nous mènerait à l'endroit où nous devions déjeuner par la rivière. Le chemin était presque le même mais en sens inverse et sous le même soleil implacable. Et c'est là que l'on mesure l'utilité d'un bob : Fabien a fait une mini insolation et a vraiment savouré l'ombre sur le bateau. Notre petit déjeuner était délicieux et rafraichissant, et était surtout la fin de notre calvaire : le 4x4 était là et nous attendait pour rejoindre l'hôtel. Nous avons donc emprunté les routes sinueuses sur un train d'enfer pour rejoindre la ville de Sa Pa à 1500m d'altitude et notre hôtel : le Mountain View qui mérite son nom tant la vue sur le parc naturel est belle.

Deuxième jour, nous sommes entrés dans le parc naturel qui entoure Sa Pa accompagnés par des femmes de l'ethnie des Hmong Noirs qui retournaient chez elles. La pluie est venue nous asticoter pour nous faire peur et les premières micro glissades ont renforcé notre humilité face à la nature hostile ;) Heureusement, malgré leur taille fluette, nos accompagnatrices nous tenaient par la main pour nous retenir et éviter les chutes. Le paysage était à couper le souffle : imaginez les plus belles photos de rizières en espalier (cf. magazine Géo) et vous n'y serez pas encore. Les hommes et leurs buffles retournaient la boue pour permettre aux femmes de replanter à la main le riz "brin par brin".

A notre arrivée au restaurant pour le déjeuner, les femmes qui nous avaient accompagné nous ont proposé des objets d'artisanat à acheter. D'une certaine façon, cela permettait de les remercier pour leur aide sur les chemins escarpés. Mais nous avions été repérés (étonnant, non ?) par toutes les femmes qui vivent dans le coin et qui connaissent le point à touristes et cela a rapidement été la cohue autour de nous. Il était difficile d'identifier lesquelles nous avaient accompagnés et nous étions assez déconcertés de ne plus savoir quoi acheter à qui. D'autant plus que la valeur marchande était très faible et que l'on a rapidement l'impression de faire l'aumône. Nous avons par la suite vécu ces échanges avec plus de facilité, puis avec agacement lorsque la foule des vendeuses se faisait trop pressante.

L'après-midi fut courte puisque nous étions presque arrivés à notre "maison d'hôte" dans le village de Ta Van. L'hébergement chez l'habitant est en pleine expansion grâce (ou à cause) à des subventions d'associations pour le développement du tourisme. Plus de la moitié des maisons sont en fait des "auberges" et le nombre de touristes affamés de paysages merveilleux (comme nous) augmente chaque année. Mais cela nous a permis de connaître Soi qui nous a accueilli avec simplicité et chaleur. La maîtresse de maison est un fin cordon bleu et une hôte très agréable. Entre la confection des nems, le repas accompagné de Ruou (prononcer "Ziou", alcool de riz fait maison généralement) et les parties de cartes, la soirée est passée très (trop) vite. Comme quoi la barrière des langues ne demande qu'à être franchie.

Après une nuit sur des matelas à même le sol et sous des moustiquaires, nous avons secoué les restes de sommeil avec une douche froide (glacée diront les filles) revigorante avec une simple bassine d'eau et une casserole. Le petit déjeuner au fond de l'estomac, nous sommes finalement partis sous la pluie qui ne nous quitterait qu'en milieu d'après-midi juste pour que nous puissions affronter une pente glissante (les shorts s'en souviennent) et boueuse sur plusieurs kilomètres. Au terme de 2 heures de "raccourci" (dixit le guide), ponctuées de 3 chutes, nous avons atteint le terme de notre périple : Ban Ho. Une deuxième nuit chez l'habitant nous attendait dans une maison tout à fait différente de celle de la veille. Le lendemain, nous avons traînasser en attendant le 4x4 qui nous a ramené à Sa Pa pour la journée, avant de reprendre le train de nuit en direction d'Hanoi et de la "civilisation".

Bilan de l'opération : le niveau de difficulté est une donnée tout à fait subjective et il faut se méfier de l'appréciation des guides vietnamiens.

Vietnam

Cela fait bientôt 3 mois que nous sommes revenus sur le sol français et notre esprit est toujours accroché dans les reliefs escarpés du Vietnam. Nous n'y avons passé que deux semaines, mais c'est comme le crack, tu y goûtes une fois et tu es accroc... Nous allons essayer de vous faire partager notre expérience.

Une galerie photo illustre nos propos, pour les feignants de la lecture...


Arrivée et premières découvertes

Elena et Franck y étaient depuis presque deux ans et la date de leur retour approchait à grands pas. Nous leur avions dit que nous viendrions et il était temps de le faire. Nous avons donc mis quelques vêtements légers et des tongs dans nos sacs et avons décollé le 06 juin à 9h50 direction Hanoi via Frankfurt (et ses Wurst). Après prés de 15h de voyage, dont la fin était de nuit, nous avons atterri un peu avant 6h30 à l'aéroport Noibai d'Hanoi, accueillis par les expat' (Franck dépassait d'une tête la foule, rendant son identification plus aisée...). La chaleur moite n'était pas encore très violente, mais ce n'était que pour ne pas nous faire fuir.

Mais rapidement, nous avons découvert les joies de la circulation vietnamienne : nous avons pris un taxi pour rentrer sur Hanoi. Les coeurs sensibles sont invités à fermer les yeux et les oreilles pendant le trajet. Imaginez-vous dans une circulation dense avec comme seul guide le destin : vous klaxonnez pour signaler votre présence aux autres véhicules et vous évitez (un peu) ceux qui sont devant vous. Un seul critère de priorité : la taille de votre engin (mécanique bien sûr, c'est le Vietnam ;p). Le spectacle est déconcertant quand on voit la difficulté de l'examen du permis en France, mais si vous avez gardé les yeux ouverts, vous êtes déjà dépaysés et vos réflexes occidentaux mis à mal.



Le plus impressionnant dans cette circulation est le nombre de mopettes (motobikes est le terme officiel, mais donne une fausse impression de puissance) qui gravitent autour de votre véhicule, tels de petits électrons autour d'un noyau. Une fois de plus, oubliez ce que vous connaissez et surtout ce qui est écrit sur la notice de la mopette : la notion de poids et d'équilibre dépend d'un pays à l'autre. Certains roulent à 4 sur une seule mopette (Elena nous a dit en avoir vu jusqu'à 5), d'autres jouent les escargots et portent leur magasin.

Arrivés sains et saufs chez Elena et Franck, nous n'avons pris qu'une heure pour poser nos baluchons avant de nous immerger dans la vie hanoïenne. Nous avons commencé tranquillement en allant boire un verre (activité prépondérante pour les étrangers) au bord d'un des nombreux lacs qui ponctuent la ville. Au programme, jus de canne à sucre (préparé en live) pour les filles et bière pour les mecs (on sait ça fait cliché) le tout accompagné de cacahuètes. Nouvelle découverte : il faut jeter les pelures par terre ; il faut laisser le dessus de la table propre.

Nous avons pu admirer une spécialité vietnamienne : le pédalo en forme de cygne. Composant essentiel de la stratégie de drague, il permet aux jeunes hommes pleins de testostérone de déclarer leur flamme aux jeunes femmes et d'envisager d'obtenir un chaste baiser (la bagatelle attendra le mariage) lors d'une prochaine ballade autour d'un lac. Et il aura fallu couvrir l'élue de son coeur de peluches avant tout cela. Dans un pays à la fécondité record, les traditions et le kitch cohabitent pour régler les hormones...

Notre matinée a continué avec la visite du "zoo". Les guillemets sont de rigueur étant donné l'état malheureusement pitoyable des animaux. Les singes sont un peu rapés et amorphes, mais le pire à voir ce sont les éléphants. L'un d'eux semblait tellement amaigri et faible qu'il devait s'appuyer sur un arbre pour rester debout. Côté volatiles de toutes plumes, ce sont justement les plumes qui manquaient... Et de voir les vietnamiens s'extasier devant les animaux en cage et leur jeter des cacahuètes. Mais l'attraction n°1 n'était pas celle que nous pensions puisqu'il nous suffisait de regarder dans un miroir : encore plus épatant qu'un tigre dévorant un enfant, les étrangers (nous) ! Nous devons être sur une bonne 10aine de photos prises par des vietnamiens très discrets, nous montrant du doigt avant de prendre une photo avec leur téléphone portable !! C'est fascinant surtout lorsqu'on pense qu'Hanoi est la 2ème plus grande ville de Vietnam ...

Le premier repas a été également une nouvelle expérience puisque nous avons décidé de goûter des grillons. Vous savez la nourriture des migales et autres lézards !! Le plus difficile étant de le mettre dans la bouche puisqu'au final, c'est plutôt bon !

Le reste de la journée et des 2 jours suivants a été consacré à la découverte d'Hanoi, de ces petites ruelles, du marché aux tissus et de la couturière !!
Nous sommes aussi allés chez un ami d'Elena et Franck qui tient un café -vélo ; le concept : un bar dans la proche banlieue de Hanoi au milieu des champs de roses, une arrière cour en jardin détente parsemée de fauteuils et de hamacs, un cuistot (la femme du patron) qui maîtrise le barbecue et les sorbets maison, des vélos pour se ballader dans la campagne environnante. Malheureusement (?) pour nous, il a plu quand nous y sommes allés et nous n'avons pu que déguster des grillades et siroter des bières et rencontrer d'autres expat'.

Dans le prochain épisode, nous vous narrerons nos exploits sportifs dans les montagnes du nord.

jeudi 17 mai 2007

Azimut : finally home

Eh bien, ça y est... Azimut est de retour chez lui.

Hier matin, la clinique vétérinaire du 14ème arrondissement m'a appelé pour me dire qu'une personne l'avait trouvé et surtout gardé. J'ai donc récupéré les coordonnées de la personne. Par contre, je n'étais pas chez moi (week-end prolongé à Chartres) et j'ai donc demandé à Antoine d'aller le chercher.

La demoiselle l'avait récupéré au parc Montsouris. Il avait peur des voitures et se collait aux gens qui passait ; elle a trouvé ça bizarre et l'a pris avec elle. En tout cas, Céline me faisait remarquer que, pour l'instant, seules des femmes l'avait récupéré. Deux hypothèses : il préfère se blottir contre des filles (quel malin!) ou les filles sont plus gentilles. Personnellement, je penche pour la première hypothèse, mais c'est probablement parce que je réagirais comme ça ;)

mercredi 16 mai 2007

Azimut : porté disparu

Ce soir, j'ai l'impression d'être Jack Malone à la recherche d'un disparu.

Tout a commencé ce matin par un appel d'un cabinet vétérinaire du 13ème arrondissement. Une charmante dame m'a contacté pour me dire que quelqu'un avait retrouvé Azimut et qu'il était chez une dame. Je lui ai donc confirmé que j'étais le propriétaire du petit chat et elle m'a dit qu'elle allait rappeler la dame pour savoir si elle voulait bien me communiquer ses coordonnées. L'espoir était revenu.

Quelques minutes plus tard, la vétérinaire me rappelle pour me dire que, finalement, ce n'est qu'une demi bonne nouvelle, puisque le chat n'était plus chez Mme. X. Apparement, il s'est enfui par la fenêtre et n'est pas reparu depuis la veille. Elle me donne néanmoins le nom et le numéro de téléphone de Mme. X au cas où.

Après une réunion au bureau, j'appelle Mme. X qui m'explique qu'Azimut était chez elle depuis le samedi 12/05 matin. Elle lui a donné à manger et il s'est "échappé" hier soir. Mon petit cerveau suspicieux se met en route et me souffle : pourquoi l'a-t-elle gardé aussi longtemps ? aurait-elle appelé s'il était resté chez elle ? ne serait-ce pas une voleuse de chat ?

Le plan d'action est donc maintenant d'aller mettre des avis de recherche dans le quartier de la dame : Tolbiac et la Butte aux Cailles. Vers 17h30, je débarque donc là-bas et contacte Mme. X pour savoir si elle a des nouvelles d'Azimut. Elle m'explique alors qu'elle ne l'a pas revu et me raconte comment il a atterri chez elle : elle l'avait remarqué le mercredi 09/05 chez le plombier à côté de chez elle dont le père habite à Ivry-sur-Seine ; le samedi matin, avant de partir en week-end, elle a aéré chez elle ; hier soir (mardi) elle est rentré de week-end et a découvert Azimut dans son appartement ; il était rentré le samedi et elle ne l'avait pas vu avant de partir. Bilan il avait fait pipi chez elle, mais elle ne lui en a pas voulu...

Je suis donc rentré chez moi après avoir parcouru le quartier et coller quelques avis de recherche. Vers 19h00, une demoiselle m'a appelé pour me signaler qu'elle l'avait vu prés du métro Glacières hier soir vers minuit. Elle m'a donc conseillé de mettre de affiches dans ce coin. Comme quoi les affiches ça marche...

Le point rassurant, c'est qu'il était encore vivant hier soir. Ce qui l'est moins, c'est qu'il s'éloigne : il est parti d'Ivry-sur-Seine, est passé par Tolbiac et continue de se diriger à l'opposé de l'appartement. Espérons que quelqu'un le ramassera et m'appelera.

dimanche 13 mai 2007

Wanted !

Demain cela fera une semaine qu'Azimut n'est pas revenu à l'appartement. Antoine l'a vu le lundi 07 mai au matin et depuis plus de nouvelles. Sa gamelle est déséspément pleine.

Ce n'est pas sa première "fugue", mais c'est la plus longue. Le précédent record était de 4 jours. J'ai surtout peur qu'il lui soit arrivé quelque chose de grave.

Mon hypothèse la plus optimiste est qu'il est monté dans une camionnette de la poste qui l'a amené à Orly avec le courrier et qu'il est maintenant sur une plage de sable blanc à boire des cocktails. Je ne préfère pas vous donner mon hypothèse la plus pessimiste...

Et comme on ne sait jamais qui peut lire ce message, je vais mettre quelques informations pour le reconnaître.

  • Nom : Azimut.
  • Sexe : mâle (chatré).
  • Race : Européen.
  • Robe : Roux Tigré.
  • Tatouage : FLJ585.